Illusion de toujours

Dans la vie, nous traversons successivement des phases d’agitation et de mise en mouvement et des phases de contemplation et de calme. Des moments contemplatifs d’introversion, qui vont me stimuler tout autant que mes moments de mise en ‘actions’, d’interactions, d’exploration de cette première phase mais de manière pratique. Le moi, parfois brouillon, en action.
Ces phases se succèdent mais ne se superposent. La première phase suivant la deuxième et éteignant immédiatement la première.

美 est arrivée un matin de printemps, en plein sommet d’une phase d’actions. Je la regarde impassible, j’essaye de me la jouer cool, en moi, ça bouillonne.
Son sourire en coin ne rate pas, ses phrases qu’elle compose aisément et qu’elle utilise pour tâter, comprendre, tester, on fait mouche.

Cette nuit, mon corps dansait face à la musique mon cœur face à elle. Mon esprit se mouvait un peu plus loin de moi toujours plus près du sien.
Elle m’a appris qu’on pouvait être de dos à quelqu’un tout en se sentant en même face à face. La connexion des âmes. C’est englobant, tu ne penses pas ? A ses côtés je découvre la retenue, la pudeur, le calme et une forme de patience, ce qui peut me manquer parfois.

T’aurais mieux fait de rien dire mais rien dire c’est rien vivre ?
L’art de se taire.

La temporalité évolue, le rien faire à deux c’est faire quelque chose aussi. Elle me donne du rien et du tout car dans notre tout réside ce rien contemplatif. Tu veux une lettre d’amour ou une lettre d’adieu ?

L’odeur fige les souvenirs. Laisse-toi bercer sur ce bateau qu’on ne fera pas dérivé. Reste au soleil, ça réchauffe mon cœur. Comment est l’eau sur Vénus ? Elle se tient avec assurance, bonjour petit sourire en coin la blague jamais trop loin. Elle me toise, l’énergie passe.

La pratique stoïcienne ne m’en préservera pas cette fois, plongée dans la contemplation, en sortir serait ma punition.



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